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Montréal, Québec, Canada
Enseignant spécialiste en arts plastiques et multimédia à l'école secondaire Marie-Clarac de Montréal

mercredi 28 octobre 2009

Festival du film de stop motion de Montréal


Les 24 et 25 octobre, le cinéma J.A. de Sève de l'Université Concordia accueillera la première édition du Festival du film de stop motion de Montréal. Outre les quelques 80 films, dont "Le Noeud de cravate" de Jean-François Lévesque, "The Nose" de Neil Burns et "The Pit and the Pendulum" de Marc Lougee, mentionnons la projection spéciale des très attendues nouvelles aventures du surprenant tandem Wallace & Gromit, "A Matter of Loaf and Death" de Nick Park.

Complètent cette riche programmation, divisée en trois catégories compétitives (académique, indépendante et professionnelle), les conférences d'Erik Goulet (Saro Wormy), directeur du festival, et de Patrick Bouchard (Les Ramoneurs cérébraux,Dehors novembre).

Le jury était composé de Co Hoedeman, Denis Bouchard et Stéphane Lauzon.

lundi 5 mai 2008

Enseignant artiste entrepreneur

Réflexion personnelle

Nombreux sont les parents d’élèves et les enseignants inquiets de la situation de l'enseignement des arts dans les écoles québécoises. Malheureusement, ces derniers ne sont pas conscients de leur pouvoir d’influence. Dans le programme de formation actuel, le domaine des Arts a pris sa place dans le cheminement obligatoire de l’élève. À raison de cinquante à cent heures par année, l’élève aura la chance de développer ses compétences artistiques jusqu’en cinquième secondaire.

Par contre, il est important de comprendre que le conseil d’établissement de chaque école composé de parents, d’enseignants et de membres de la direction ont une marge de manœuvre permettant d’aménager l’organisation scolaire. Dans ce contexte de quasi-souveraineté, les parents convaincus de l’importance d’une formation artistique de qualité doivent participer aux décisions de l’école. De son côté, l’enseignant d’arts plastiques doit adopter une attitude d’entrepreneur afin de prendre sa place dans l’école.

Ainsi, l’enseignant entrepreneur assure une cohérence avec les membres de son département et de son école. Il collabore à l’élaboration d’une planification verticale des apprentissages de l’élève sur toutes les années du cycle. Il crée des liens étroits entre le milieu scolaire et la communauté par des projets signifiants pour l’élève. Il confirme le potentiel interdisciplinaire des arts plastiques en collaborant avec les autres matières. Par toutes ses actions, il devient un modèle d’individu engagé personnellement et socialement aux yeux de l’élève.

En plus de promouvoir la place des arts dans notre société, le défi de l’enseignant entrepreneur est de sensibiliser l’élève à la démarche de création comme une approche polyvalente faisant partie de tous les aspects de la vie personnelle et professionnelle. Fier partenaire de ces initiatives locales, l’AQÉSAP regroupe annuellement tous les enseignants qui, lors des congrès annuels, souhaitent partager leurs bons coups et s’enrichir de ceux des autres.

Ruée vers l'art numérique

Article pour la revue Vie des Arts

Stéphane Lauzon
Enseignant d’arts plastiques et multimédia à l’école Marie-Clarac secondaire, Montréal


Opportuniste, l’enseignant cherche sans cesse des stratégies originales pour stimuler l’intérêt de ses élèves. Aux niveaux primaire et secondaire, l’arrivée des nouveaux programmes de formation qui ont accompagné les outils et les logiciels informatiques, ont très vite séduit les élèves. Qualifiées de nouvelles voilà à peine trois ans, les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont perçues aujourd’hui comme des modes ou des moyens courants de création.

Depuis septembre 2007, un nouveau programme du Ministère de l’Éducation, des loisirs et des sports (MELS) appelé Arts plastiques et multimédia est né au deuxième cycle du secondaire. Offert en option, il se veut le prolongement naturel du cours d’arts plastiques. Il tire sa particularité de ce programme de la création d’images faisant appel à des concepts et à des notions d’organisation spatiotemporelle, c’est-à-dire relatifs à la fois à l’espace et au temps. Il s’agit d’attributs propres au cinéma et à la vidéo : tournage, échelle des plans, prise de vue, cadrage, etc. Ces derniers font partie d’une longue liste d’éléments à enseigner et prescrits seulement dans le programme d’arts plastiques et multimédia.

Certes, toutes les écoles n’ont pas la chance d’offrir le cours d’Arts plastiques et multimédia qui a comme avantage de faire découvrir le potentiel du 7e art aux élèves, néanmoins l’accès aux technologies par le biais des cours d’arts ne cessera de croître au cours des prochaines années. Dans le cas des établissements qui ont fait le saut dans la création numérique, l’interdisciplinarité, c’est-à-dire la collaboration entre deux matières dans un dessein commun, pourrait devenir une alternative intéressante.

Bien que le nouveau programme de formation au secondaire définit que toutes les matières enseignées doivent intégrer les TIC à travers une compétence transversale appelée Exploiter les technologies de l’information et de la communication *, il appartient à l’école d’offrir les ressources les plus appropriées pour faire vivre une approche créative en matière d’utilisation des technologies. La ligne est mince entre Exploiter les TIC et Créer avec les TIC. Afin de démontrer cette zone grise, prenons l’exemple de la vidéo dans le domaine des langues. L’utilisation du caméscope comme outil de consignation de traces vidéo d’une présentation orale est souhaitable. Cette dernière permet à l’élève de réfléchir et d’évaluer des éléments liés au contenu disciplinaire du programme. Certains enseignants pourraient être tentés de plonger dans l’univers cinématographique et d’aborder un contenu du formation propre aux arts plastiques tout comme certains enseignants formés en informatique auraient tendance à s’approprier certains éléments du programme Arts plastiques et multimédia (le successeur du programme Art et communication).

Qu’elle soit plastique ou numérique, l’image issue d’une démarche de création devrait être évaluée selon les critères d’appréciation et d’attentes propres au programme d’art.
La responsabilité de l’enseignant d’arts plastiques est grande. Il est amené à la défendre et à promouvoir la place de sa discipline dans la formation générale de l’élève au secondaire. Fier des actions accomplies localement par ses membres, l’AQÉSAP soutient ces initiatives permettant aux élèves québécois de mettre en œuvre une créativité débordante.